La nutrition s’invite à l’université

Dans la peau d’un étudiant : quand l’alimentation n’est pas toujours une priorité.

Trop cher, pas le temps…

L’alimentation n’est décidément pas une préoccupation majeure pour la plupart des étudiants. On ne le répétera cependant pas assez : « manger équilibré est bon pour la santé !  » ___________________________________________________________________

Caricaturons …

6h45 : le réveil sonne, ma nuit se résume en quelques mots : cahiers, grignotages et tasses de café. Je me rendors.

7h15 : Réveil en sursaut ! Je suis en retard, une douche et j’enfile un pantalon. Pas le temps pour un p’tit déj.

10h00 : Je sors de mon premier amphi. Barbant. Mon estomac commence à se faire entendre : heureusement, de délicieux pains au chocolat m’attendent au restaurant universitaire. S’il n’y en a plus, il me restera toujours les barres chocolatées ou autres confiseries.

12h30 : Il y a un monde fou au self du RU. Côté Snack, ça avance beaucoup plus vite : j’engloutis mon panini.

18h00 : Fin des cours, je me dirige vers ma chambre universitaire. Le panini avalé en deux temps trois mouvements ce midi m’a mené la vie dure tout l’après midi : gargouillements, faim, déconcentration. Heureusement, mon paquet de gâteaux au chocolat m’attend.

20h00 : Pas faim, pas le temps, pas la motivation ou pas l’argent. Toutes les excuses sont bonnes, je ne mangerai pas ce soir.

Quelle caricature de l’étudiant de 2014 … Fort heureusement, cette image ne reflète pas la majorité des étudiants. Néanmoins, certains points ont été mis en évidence par l’enquête USEM (mutuelles étudiantes régionales) de 2009 et on observe des comportements alimentaires perturbés par :

  • des difficultés financières ;
  • l’absence de petit-déjeuner et le manque de temps pour le déjeuner déstructurent les repas ;
  • une méconnaissance nutritionnelle ;
  • une tendance au « tout préparé, consommé ».

Brièvement, voici quelques règles d’or qu’il est important de garder en mémoire (pour stimuler ta mémoire, n’oublis pas le poisson, mais aussi les fruits oléagineux : amandes, noix … soit dit en passant !) :

– Un rythme alimentaire tu conserveras : 3 à 4 repas par jour, à horaires réguliers (stop le plateau repas-cahiers à 22h00, les grignotages intemporels, le repas du midi express) ;

– Le petit déjeuner tu ne sauteras pas : composé d’un produit laitier, d’un produit céréalier, d’un fruit et d’une boisson ;

– Ton budget tu gèreras : Qui as-dit que les fruits et les légumes, les céréales complètes, les légumes secs coûtent chers ? Privilégie les légumes de saison, oriente toi vers les boîtes de conserve ou les légumes surgelés.

(Un fast-food, une pizza ou un plat préparé te coûteront bien plus chers qu’une alimentation variée et équilibrée).

– À la cuisine tu te mettras : Loin de là l’idée de faire de toi un Top Chef, la cuisine peut-être rapide, savoureuse et saine.

Pour t’aider dans cette quête de l’équilibre alimentaire, nous te proposons de participer à des ateliers gratuits, durant lesquels tu pourras apprendre et partager. Nous parlerons budget, nous cuisinerons, nous ferons de l’activité physique, mais aussi de la relaxation !

L’université en parle : http://www.univ-tours.fr/actualites/la-nutrition-s-invite-a-l-universite-atelier-petit-self-432476.kjsp?RH=1179210904934

La presse en parle : http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Education/n/Contenus/Articles/2014/10/24/Operation-nutrition-chez-les-etudiants-2092571

Le programme ci-dessous :

 

 

Flyer

L’échec des régimes restrictifs

Billet 25 Septembre 2014
La plupart des régimes amincissants sont basés sur la privation. Stop aux féculents, plus une goutte de graisse, je supprime le chocolat, et si je sautais un repas, ça me ferait moins de calories non ?!
Malgré leur efficacité sur du court terme, ces régimes ne fonctionnent pas. Et cela pour trois bonnes raisons : notre corps lutte contre eux, notre cerveau aussi, mais surtout, notre environnement n’est pas compatible avec eux.
Doucement, mais sûrement
Notre métabolisme est bien plus intelligent que nous ne le croyons… Lorsque nous lui apportons moins de nourriture à brûler, moins de carburant, la chaudière se met en veille. Elle brûle beaucoup plus lentement et plus efficacement. Ce système a permis à nos ancêtres de survivre aux périodes de famine. Ainsi, lorsque vous mangez trop peu, votre corps se met en mode « réserve ».
À partir de combien de kilos perdus notre corps se met-il en mode réserve ? À priori, Levitski aurait conclu, selon ses nombreuses études, qu’il est possible de perdre 250g par semaine sans déclencher un ralentissement de notre métabolisme.
estomac1Le cerveau, ou notre second estomac
À force de vous priver, il est fort probable que vous finissiez par être en manque. Dès que cette privation est terminée, vous vous retrouvez à dévorer ces gourmandises par vengeance.
« Plus grande est la privation, plus dure sera la chute ».
Notre estomac, ou notre second cerveau
Écoutons le meilleur des régulateurs corporels.
–> Mangez-vous lorsque vous avez faim ?
–> Arrêtez-vous de manger lorsque vous n’avez plus faim ?
Mais surtout, êtes-vous réellement à l’écoute de ses signaux ? De nombreuses recherches montrent qu’il faut au minimum 20 minutes à notre corps et notre cerveau pour nous signaler que nous sommes rassasiés. 20 minutes, c’est aussi le temps qu’il nous faut pour ingurgiter 2 parts de pizza supplémentaires, se resservir 3 fois…
Stratégies de fin de billet
  • Essayez d’allonger au maximum le temps du repas, en vous concentrant sur votre assiette et en ne vous fiant pas aux signaux externes
  • Mastiquez chaque bouchée une quinzaine de fois.