Manger pour courir

Quand on se met à faire de la course, notre rapport à la nourriture change. On ne court plus pour brûler des calories ; on a besoin de calories pour mieux courir.

Formidable écrit de Geneviève Lefebvre, à retrouver : http://fr.chatelaine.com/club-de-course/blogue-la-course-et-la-vie/manger-pour-courir/


 

 

« Je cours pour pouvoir manger ce que je veux ».

C’est une phrase que j’entends, et que je lis, régulièrement. C’est une phrase que j’ai déjà dite.

Et c’est une phrase que j’ai perdue en cours de route. Où ? Va savoir…

Probablement au retour d’une longue sortie dominicale, en préparation d’un marathon. Probablement la fois où, mon chum ayant pris du retard, j’ai mangé le saumon en entier, les adorables patates grelots rissolées à l’estragon (dans du beurre, oui), et les haricots verts qui venaient avec, ne lui laissant pour souper que des casseroles vides.

J’avais juste trop faim.

Mon corps, sollicité de partout, exigeait ses protéines, son gras, sa verdure et ses « carbs ».

Ce jour-là, mon corps a remporté une victoire contre ma tête. Pas une décision de l’arbitre, un vrai knock-out.

Ma pauvre tête, occupée pendant tant d’années à compter le nombre de calories permises dans la journée… Un automatisme. Si je mange « ça », c’est tant, et si je ne mange pas « ça », j’aurai droit à « ça ». Vous connaissez la chanson, une toune plate et sans aucun « groove », qui joue quand même partout.

Mon corps, exaspéré par mon manque d’écoute, s’était vengé de cette overdose de calculs savants en me faisant grossir.  Une bonne dizaine de kilos.

Ma tête espérait que « je m’accepte » (ah ah, un autre débat…). Mon corps, lui, me menaçait ouvertement de diabète, endémique dans ma famille.

Dans un sursaut, un instinct de survie sans doute, je me suis mise à courir.

Mon corps, reconnaissant, s’est délesté. En quatre mois, j’ai perdu ce qui me séparait du diabète. Sans faire de régime. Sans « interdits ».

Mais en mangeant mieux, ça oui. Je n’ai pas de mérite, ça n’a pas été une décision consciente. Je pense que j’ai juste cessé de lutter, et que j’ai remis les clés du char à mon corps ; « tiens, fais donc ce que tu veux, pis achale moi pus » !

Photo: iStock

Il s’est mis à vouloir de la vraie nourriture.

Moins d’industriel, plus de frais. En ne se privant de rien.

Ça aussi, c’est un truc qui change quand tu te mets à bouger. Tu apprends à mieux lire ton corps. Dont les signaux de satiété. J’ai faim ? Je mange. Rien ne rentre ? Je ne me force pas.

J’ai cessé de redouter les « carbs », merveilleuse source d’énergie qui propulse les muscles d’un coureur, et amis fidèles du 30e  kilomètre.  Ô pain, pâtes, patates, riz, mes amours ! Vous, les rejets des régimes, vous êtes tout ce que mon corps demande, et en beuglant, sans aucune politesse, au retour d’un entraînement exigeant. Pas « juste le saumon » qu’il me dit, mon corps, non, non, les patates avec, enwoye, et que ça saute !

Tout à coup, en décollant les bouts de patates rissolées dans le fond de la casserole (le croustillant un peu brûlé étant bien entendu le meilleur), j’ai eu une illumination (il était temps, me direz-vous) ; j’étais passée à une autre étape de ma relation avec la nourriture.

Je ne courrais plus pour brûler des calories, j’avais besoin de calories pour mieux courir.

L’air de rien, c’est une phrase qui change tout.

La place qu’occupe l’image corporelle dans nos psychés (et dans le discours public donc !) est énorme.  Démesurée. Il m’arrive de visualiser l’espace que prend ce « poids » dans les cerveaux de toutes les femmes et de me dire ; et si on effaçait la dette, d’un coup, et que cette question n’avait plus aucune importance, qu’est-ce qu’on ferait de tout cet espace ?

À quel autre usage cette belle énergie pourrait-elle être consacrée si on laissait un peu plus souvent « les clés du char » à notre corps, et qu’on le laissait, comme il est spécifié dans sa description de tâches, faire son travail?

Et puisqu’on est dans les métaphores automobiles, réglons une affaire une bonne fois pour toutes : mon corps n’est pas une image. C’est une décapotable qui a besoin de carburant pour partir en road trip, les cheveux au vent, et la musique dans le tapis.

Et s’il reste des patates, ce serait gentil de me passer le plat.

Geneviève Lefebvre est l’auteur de deux romans noirs, Je compte les morts et La vie comme avec toi, tous deux salués par la critique. Son dernier roman, Va chercher, vient d’être acheté par la maison d’édition Robert Laffont, et sortira en France en avril 2015.

 

 

Des films d’animation sur l’alimentation

Le ministère de l’éducation nationale a lancé en 2015 de courts films d’animation sur l’alimentation à destination des scolaires. Les bases fondamentales de la diététique y sont illustrées de manière ludique et pédagogique.

À découvrir et à faire découvrir :

http://www.reseau-canope.fr/lesfondamentaux/discipline/sciences/le-fonctionnement-du-corps-humain-et-la-sante.html

Merci

merci

Merci à vous, Partenaires, Financeurs, Collègues, Journalistes, Famille et proches, Patients, Institutionnels. Sans vous, cette aventure n’aurait jamais pu débuter et se pérenniser.

 

Interview + retour sur le forum Femmes 3000 :

Ce sont les entrepreneuses de l’année

Ce jeudi, l’association Femmes 3000 a récompensé 3 patronnes Tourangelles à l’Hôtel de Ville.

Une multiplication de la fréquentation par 3 en l’espace d’un an : indéniablement, avec 400 visiteurs (presque exclusivement des femmes), le 9ème Forum de l’Entreprenariat au Féminin a eu du succès pour son édition 2015. Pour rappel, il proposait des conférences dédiées aux femmes désireuses de lancer leur entreprise ou déjà en activité le tout complété par la présence de banques, agences de conseil et institutions en tout genre capables de filer un coup de pouce.

Et puis en fin de journée, l’association Femmes 3000 a fait fonctionner son carnet d’adresses pour faire venir des personnalités locales dont le président de la région Centre-Val de Loire, celui du Conseil Général, celui du MEDEF 37 et régional (c’est le même) et deux adjoints de Tours (dans tout ce groupe, il n’y avait qu’une femme). Sur l’estrade, ils étaient accompagnés de la présidente nationale de l’association et de celle de la fédération d’Indre-et-Loire, Laurence Hervé. Mais celles qui tenaient les fleurs c’était les trois entrepreneuses de l’année, récompensées par le jury suite à leurs dépôts de candidature. « Nous avons voulu saluer l’originalité, la pérennité, le développement et la nature du défi relevé » a souligné l’association.

Il y a eu un grand prix et deux places d’honneur, attribuées à Sophie Koenig (à la tête de l’étude Koenig à Dierre, près d’Amboise – une société spécialisée dans le secteur du bâtiment) et Julie Capelle, diététicienne au sein de l’entreprise Diet Capelle. Quant à la grande gagnante, lancée dans son aventure depuis dix ans, il s’agit de Johanne Loubrieu-Gaborieau dirigeante de Tout Ô Tout à Chambray où elle emploi 20 salariés dans le secteur des services à la personne, proposés à des particuliers actifs. Pour l’anecdote, la première lauréate s’est vu offrir un week-end, la deuxième une tablette numérique et la troisième… une adhésion au MEDEF (sic !!).

O.C.

Sucres : gare à l’overdose

 

Source : http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-programmes/LE-MAG-N-50-2014/articles/p-21623-Sucres-gare-a-l-overdose-.htm

Pour revoir l’enquête de santé sur France 5 : http://pluzz.francetv.fr/videos/enquete_de_sante_,113412543.html

 

 

Quand la diététique s’invite au repas de Noël

Tour d’horizon des (culpabilisants) messages médiatiques

« Les fêtes … sans les kilos »

« Comment passer les fêtes sans dommage ? »

« Les 7 erreurs à éviter pour Noël »

« Stratégies diététiques pour les fêtes »

« Régime de Noël : et hop -2 kilos avant les fêtes »

 

Manger, mais pas sans plaisir

Et le plaisir de la table ? La convivialité du repas ? Les retrouvailles en famille ? Où sont passées ces dimensions de Noël que nous aimons tant ?

Rassurez-vous, la gourmandise fait partie de l’un des 7 péchés capitaux, et ça n’est pas pour rien. Nous mangeons pour vivre, mais nous mangeons aussi parce que nous aimons la nourriture. Un comportement alimentaire sain est donc un comportement axé sur la recherche de plaisir. Et ça, votre cerveau vous le confirmera : lorsque vous ingérez un aliment agréable, il y a libération de dopamine –une hormone stimulant les centres cérébraux de la récompense. Manger sans plaisir, c’est prendre le risque de voir naître des pulsions alimentaires non contrôlées.

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J’anticipe Noël … au quotidien !

  • Je protège ma santé en arrêtant les régimes permanents : plus je me prive, plus je me fruste, plus grand sera le craquage par la suite !
  • Je reprends un équilibre alimentaire correct (et si je ne sais pas ce qu’est un équilibre alimentaire correct, je me rends chez une diététicienne !)
  • Je m’hydrate et me dépense, tout au long de l’année !

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Le jour J

« Je me fais plaisir, j’anticipe … mais concrètement, qu’est-ce que ça donne quand je me retrouve face au chapon ? »

  • Je m’interroge sur ma sensation de faim (de 0 à 10 – 0 pas faim du tout à 10 très faim) et reste à l’écoute de mes sensations corporelles (votre estomac est le mieux placé pour vous dicter vos prises alimentaires).
  • Je visualise mentalement les quantités qui me paraissent suffisantes selon ma sensation de faim.
  • Je préfère Qualité à Quantité.
  • Je reste vigilant sur les « à-côtés ». Quels sont-ils ? La panière de pain, la boîte de chocolat qui vous nargue sans arrêt, l’alcool et son taux de sucre, la mayonnaise avec les crustacés … Toutes ces petites prises alimentaires supplémentaires augmentent considérablement l’apport énergétique de votre repas.
  • Je me fais plaisir avec des produits de qualité, locaux et si possible slow-food. Ces produits portent une histoire, ont grandi avec leur saison et sont donc remplis de bons nutriments, à maturité et gustativement savoureux !
  • Je mange lentement, en m’interrogeant sur le plaisir que me provoque cette bouchée. Le système de récompense stimulé, vous n’aurez pas besoin de vous resservir.

J’apprends à déguster les aliments … comme je déguste du vin !

Pour décupler notre plaisir, la dégustation d’un aliment doit mettre nos cinq sens en éveil ! Prenons l’exemple du chocolat :

1) Observons le chocolat

Rien de tel comme mise en appétit ! On mange d’abord avec les yeux. Admirons la couleur du chocolat. Celle-ci varie selon les fèves utilisées, leur traitement et la teneur en sucre.

          2) Touchons le chocolat       

Appréciez sa texture lisse. De quoi saliver d’impatience !

         3) Sentir l’arôme du chocolat       

Prenez un morceau de chocolat et respirez-en les odeurs raffinées. Ces arômes sont essentiels lors de la dégustation (essayez de goûter un morceau de chocolat le nez bouché).

         4) Écouter le chocolat 

Le ‘crac’ sec que vous entendez en cassant un morceau de chocolat indique qu’il a été traité de façon optimale.

         5) Goûter le chocolat  

Disposez un morceau de chocolat sur votre langue et laissez-le fondre lentement sur l’ensemble des parties de la langue.

La première bouchée est en général celle qui vous procure le plus grand plaisir … puis celui-ci va diminuer au fur et à mesure de la dégustation.

Et après ?

Je reprends mon rythme quotidien et mets mon estomac au repos en évitant les produits sucrés, les plats en sauce et l’alcool. L’hydratation permettra d’éliminer toxines et déchets emmagasinés durant cette période. La soupe vous donnera un bon coup de pouce, alors rendez-vous chez votre primeur… à pied !

Savoureusement,

De l’émotion dans la décision

Manger un yaourt au brocoli pour ses qualités nutritives est un choix hautement rationnel, guidé par le cortex pré-frontal de notre cerveau. En revanche, ne plus vouloir manger de yaourt à la framboise suite à une mauvaise expérience relève plutôt d’un choix émotionnel… Stéphanie Dubal de l’Institut du cerveau et de la moëlle épinière et Etienne Koechlin du laboratoire de neurosciences cognitives (Inserm), chercheurs en sciences cognitives, décryptent ces deux mécanismes.

 

 

<br /> <h2>De l&rsquo;émotion dans la décision</h2> <p> <p>Manger un yaourt au brocoli pour ses qualités nutritives est un choix hautement rationnel, guidé par le cortex pré-frontal de notre <a href="http://www.universcience.tv/nom-cerveau.html">cerveau</a> . En revanche, ne plus vouloir manger de yaourt à la framboise suite à une mauvaise <a href="http://www.universcience.tv/nom-experience.html">expérience</a> relève plutôt d&rsquo;un choix émotionnel&#8230;</p> <p> <a href="http://www.universcience.tv/nom-stephanie-dubal.html">Stéphanie Dubal</a> de l&rsquo;Institut du <a href="http://www.universcience.tv/nom-cerveau.html">cerveau</a> et de la moëlle épinière (UPMC/ <a href="http://www.universcience.tv/nom-cnrs.html">CNRS</a> / <a href="http://www.universcience.tv/nom-inserm.html">inserm</a> ) et <a href="http://www.universcience.tv/nom-etienne-koechlin.html">Etienne Koechlin</a> du <a href="http://www.universcience.tv/nom-laboratoire-de-neurosciences-cognitives.html">Laboratoire de neurosciences cognitives</a> ( <a href="http://www.universcience.tv/nom-inserm.html">inserm</a> ), chercheurs en <a href="http://www.universcience.tv/nom-sciences-cognitives.html">sciences cognitives</a> , décryptent ces deux mécanismes.</p> <p>A l&rsquo;occasion de l&rsquo;ouverture de l&rsquo; <a href="http://www.universcience.tv/nom-exposition.html">exposition</a> permanente <a title="Site expo Cerveau" href="http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/expos-permanentes/expos-permanentes-dexplora/cerveau/bientot/" target="_blank"><em>C3RVE34U, l&rsquo;expo neuroludique</em></a>, le 16 septembre à la <a href="http://www.universcience.tv/nom-cite-des-sciences.html">Cité des sciences</a> .</p> </p> <p>

Source : http://plus.franceculture.fr/qu-avons-nous-dans-la-tete

Ferme Expo – 2014

Il y a près d’un an, j’intervenais pour la première fois à Saveurs Ô Centre dans le cadre du salon régional de l’agriculture et de la gastronomie.

Durant une matinée, je vous avais proposé des démonstrations culinaires, alliant diététique et produits chinés sur le salon. Entre autre :

– une compote pommes miel potimarron et cannelle ;

– des rillettes de saumon et sésame sur un pain à l’épeautre ;

– un cappuccino de betteraves et une mousse de Sainte Maure de Touraine ;

– un risotto poires et rillons.

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Je reviens cette année pour une intervention commune avec les chefs cuisiniers d’Un arôme 2 chefs. Eux en cuisine, moi côté diététique. Ainsi, nous analyserons ensemble les recettes des chefs, nous apprendrons notamment comment équilibrer notre plateau repas à partir de leurs préparations, et je serais 100% disponible pour répondre à vos questions.

Rendez-vous Samedi 15 Novembre 2014, de 14h00 à 19h00, Hall A du parc des expositions pour déguster et échanger !

Plus d’infos : http://www.ferme-expo.fr/index.htm

Et par ici : http://www.unarome2chefs.com/

Ferme expo 2014 en images :

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